|

Un fabricant de boisson basé en
Australie avait reçu un nombre de plaintes de la part de consommateurs
ayant trouvé des débris de verre dans des cannettes dune
boisson gazeuse renommée. Sept plaintes au total : quatre de Nouvelle
Zélande, deux dAustralie et une dIndonésie. En tant
que personne juridique responsable, la société commença
immédiatement une enquête et informa le Ministre de la
Santé. Le ministère demanda le rappel immédiat du produit
dans le pays et prévint quun retrait au niveau international
serait requis dici une semaine : le coût aurait été
incalculable et irrattrapable à court et à long terme, en perte
de revenu et en dommage à limage de marque.
Au début, la compagnie croyait
navoir aucune autre alternative que dagir en accord avec les
instructions ministérielles. Un examen ultérieur de la situation
par un conseiller extérieur, toutefois, les conduisit à suspendre
le retrait jusqu'à la validation de toutes les plaintes et
létablissement dun lien entre le fondement des plaintes et
la compagnie, et démontra que le ministère avait le droit de
demander un rappel complet sans preuve. A la suite de ce conseil, il apparut
que quatre des plaignants avaient en fait trouvé des grains de sable,
plutôt que du verre, qui sétaient probablement
déposés sur le couvercle de la cannette et qui étaient
entrés lors de son ouverture. Une autre plainte se révéla
entièrement fausse et opportuniste. Les deux plaintes restantes furent
déclarées valides, de minuscules morceaux de verre ayant
été déposés à lextérieur sur le
bord de la cannette, probablement lié à un stockage au-dessous de
bouteilles de verre dans un distributeur de boissons.
Une expertise des particules de verre montra
que la nature du verre était différente de tous ceux
utilisés dans lusine de production. Un audit complet de
lusine de cannette ne révéla aucun point faible et confirma
lintégrité du procédé de fabrication. Un
conseil juridique déclara quaucun rappel nétait
nécessaire sans une enquête préalable complète.
Léconomie
réalisée en suivant le conseil du consultant indépendant
fut de lordre du million de dollars.

Un ingénieur suédois et son
chauffeur, tous les deux travaillant pour une compagnie internationale
opérant en Colombie, en chemin vers une réunion sur un site
dexploitation, furent enlevés par des hommes armés. Les
ravisseurs étaient membres d'un groupe révolutionnaire
terroriste, notoirement connu pour ce genre de crime. Le chauffeur local fut
relâché le jour suivant, mais lemployeur de
lingénieur reçut une demande de rançon dun
million de dollars.
Un consultant, expert dans ce domaine, fut
appelé et aida le bureau local de Bogota à former un
comité de gestion de crise et à ouvrir un canal de communication
avec les ravisseurs. Ceci fut suivi par une série de contacts avec ceux
à même dinfluencer les ravisseurs ; dans ce cas, des membres
important de lEglise et des dirigeants dorganisations locales non
gouvernementales.
Pendant cette période, la famille de la
victime fut complètement impliquée dans le déroulement de
la négociation et fut informée des développements et des
prises de décision quotidiennement. Après des négociations
prolongées, la victime fut finalement relâchée indemne et
en bonne santé ; le consultant arrangea son rapatriement.
Après la libération
de la victime, la compagnie pétrolière demanda conseil au
consultant sur le renforcement de la sécurité sur les sites
dexploitation et sur létablissement de règles et de
procédures pour diminuer le risque de voir se reproduire de tels
évènements.
Retour
en haut |